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Nouveau venu – Peugeot Belleville

Peugeot Scooters vient de nous présenter son nouveau « bébé » Belville : un événement pour la marque au Lion, puisque c’est le premier tout nouveau modèle depuis le Django, il y a 3 ans déjà… Entre temps, d’autres ont subi des évolutions bien sûr (comme le Metropolis ABS Euro4 en début d’année), et d’autres arrivent en même temps en version Euro4 (Satelis 125 depuis juillet, Citystar 125 en 2 motorisations, Speedfight 125).

On sait qu’en France, malgré leurs qualités, les scooters grandes roues ne sont pas plebiscités (voir notre reportage vidéo Scooters grandes roues : le bon choix pour la ville), mais ce nouveau modèle revêt une envergure internationale pour la marque : non seulement en Europe il devra conquérir l’Italie (où le Honda SH est la meilleure vente de 2-roues depuis plusieurs années), l’Espagne, la Grèce, mais aussi en Asie (notamment le Vietnam où Peugeot a implanté un bureau en 2016). Ce produit « global » est d’ailleurs fabriqué en Chine par Sym. Le constructeur taïwanais est partenaire du Lion depuis de nombreuses années (voir le Tweet, qui n’est autre que le jumeau du Symphony, ou le Django avec le moteur du Fiddle). Le Belville reprend ainsi une bonne partie de la base technique du Symphony en version ST ici à l’essai, mais Peugeot annonce avoir retravaillé la partie cycle (freins, suspensions), fignolé la finition, et nous affirme que le nouveau moteur SmartMotion 125 (Belville, Speedfight, Citystar) a été pour sa part entièrement conçu par le service R&D de Mandeure (de même que le PowerMotion 125 du Satelis et de l’autre Citystar).

PEUGEOT BELVILLE 125 : STYLE

Pas de révolution stylistique : ce Belville reprend peu ou prou les mêmes lignes que le Symphony ST, qui lui même est directement inspiré par le SH. En revanche, Peugeot y a mis sa « french touch » : une signature qui se remarque sur les leds et la calandre avant, et surtout le bloc optique arrière aux 3 griffes, comme sur les derniers modèles automobile : très classe. De quoi se distinguer aussi du très italien Piaggio Medley.

PEUGEOT BELVILLE 125 : ERGONOMIE

Ce grandes roues dit « bienvenue » aux petits gabarits, avec une selle accessible à 790 mm (plus basse de 9 mm que celle du SH) et peu large, mais les plus grands ne sont pas gênés aux genoux par le guidon. La position est dynamique mais détendue, tout tombe bien sous les mains. Toutefois les pieds ont peu de latitude, le plancher plat se rétrécissant en son milieu.

PEUGEOT BELVILLE 125 : CONFORT

Au premier poser du fessier : ouh c’est ferme ! La selle aurait pu réserver meilleur accueil, surtout que l’amortissement fait plutôt dans le genre rigoureux. Toutefois cette suspension arrière s’est révélée très honorable, préservant à la fois des petits chocs et réagissant avec sérénité sur les gros. Le passager est heureux d’avoir un top case avec dosseret, et dispose d’un espace suffisant. Mais la selle est glissante : attention lors des freinages appuyés ! Enfin, ses larges repose-pieds sont placés très en avant, et gênent parfois les mollets du pilote…

PEUGEOT BELVILLE 125 : ASPECTS PRATIQUES

Comme le Sym, la soute du Belville accepte un bon jet à écran (voire un petit intégral, mais à vérifier). Elle s’ouvre par un bouton à main gauche (et n’est pas retenue par un vérin), ou au contacteur, et recèle le bouton jaune coupe-circuit traditionnel du taïwanais faisant office d’antivol en plus du Neiman. Le top-case 37 de litres fourni de série sur la version Allure (produit par Shad) est bienvenu, la boîte à gants à serrure n’acceptant que le smartphone que vous brancherez sur la prise USB. Une seule clé pour tout, c’est pratique, en plus elle se referme sur elle-même.

PEUGEOT BELVILLE 125 : INSTRUMENTATION

Originalité de cette instrumentation numérique/analogique : vous pouvez choisir l’affichage du cadran principal. Soit la vitesse en chiffres et le compte-tours circulaire avec aiguille, soit l’inverse. Un gadget pour ceux qui aiment bien jouer avec les boutons (en l’occurence un appui long sur « Mode » en prenant soin d’afficher la tension de batterie et pas l’horloge sur le petit écran à droite, via le bouton « Sel ») ! Le contraste de l’écran est peu prononcé, la lisibilité est donc réduite au soleil.

PEUGEOT BELVILLE 125 : MOTEUR

Avec ses 11 ch et 10,4 Nm, ce mono 125 SmartMotion à refroidissement liquide est bien sûr plus performant que celui à air du Symphony. Il fait décoller les 127 kg à sec du Belville sans problème, même si l’on a vu plus vif, et monte en régime sans temps mort jusqu’à 80 km/h, pour grimper tout de même jusqu’à 108 km/h compteur. Réactivité et reprises ne font pas défaut pour vous extraire du flot de la circulation.

PEUGEOT BELVILLE 125 : FREINAGE

Pour des raisons économiques bien sûr, Peugeot a retenu la solution médiane de l’ABS 1 canal sur la roue avant seulement : c’est tout de même mieux que le simple freinage couplé, et le système est peu intrusif, l’étrier 2 pistons agissant avec progressivité. Ce qui n’est pas le cas à l’arrière, où le dosage est plus difficile, la puissance arrivant d’un coup. Si l’on regrette ce feeling un peu déséquilibré, l’efficacité de l’ensemble est toutefois bien suffisante. Enfin, on se méfiera tout de même des pneus CST sur le mouillé.